TABLE
Imprimeries réunies, B.
JULES NORIAC
Quoiqu'il ait succombé à trois années de souffrances sans nom, Jules Noriac, on peut le dire, a été surpris par la mort. Encore jeune, plein de vigueur, étant demeuré jusqu'à la dernière minute maître de la plénitude de son vif esprit, il a pu espérer une guérison qu'on ne cessait de lui promettre. Mais le mal implacable qui était tombé sur lui avec la rapidité d'un coup de foudre a fini par rendre impuissants tous les efforts de la science, et ce vaillant conteur s'est éteint quand il se sentait encore la force de bien tenir la plume qui a écrit tant de belles choses.
Au milieu des angoisses de la dernière heure, Jules Noriac avait surtout un amer regret; c'était de ne pouvoir achever plusieurs œuvres commencées. Un grand roman, des pièces de théâtre, des souvenirs anecdotiques, tout cela pour arriver à bonne fin n'attendait plus qu'un retour à la santé. Mais, encore une fois, il s'était leurré d'un faux espoir: l'ouvrier, à son insu, avait fini sa journée.