Une femme du monde ne met pas ses gants au moment d'entrer dans un compartiment.
Elle met ses gants chez elle, avant de partir, afin que, malgré leur fraîcheur, ils aient déjà pris ces plis si gracieux que leur donne une jolie main.
Ce n'était pas une bourgeoise, elle avait des gants trop frais.
Les bourgeoises ont ce qu'elles appellent des gants de chemin de fer; ce sont des gants qui ne sont ni trop jeunes ni trop vieux; ce sont des gants qui ont été une fois à la messe à Sainte-Cécile et une fois en visite chez les Sémichard.
Quand les bourgeoises ne voyagent pas, elles les gardent pour aller aux bains, ces gants là.
Cette dame n'était pas non plus une personne équivoque, elle avait des gants trop frais.
Aussi frais que soient les gants d'une femme légère, ils ont toujours fait le tour du lac; et puis les femmes légères se mettent toujours dans le compartiment des dames seules.
Je creusais ma pauvre cervelle pour deviner, et je ne devinai pas.
Un instant je pensai à ce singulier aphorisme de Balzac: «La femme d'un artiste est toujours une femme honnête.»
Ma voisine était peut-être la femme d'un artiste.