—Pour l'amendement, 121: contre, 122.

The amendment is lost, l'amendement est rejeté, dit le président.

Une tempête accueille ces paroles. Du côté ministériel, ce sont des applaudissements frénétiques; du côté de l'opposition, des cris de colère et de malédiction, des sifflets et des huées. Cette scène indescriptible dure cinq minutes. Le président ne peut rien faire pour rétablir l'ordre. C'est Lamirande qui réussit enfin à obtenir un peu de silence.

—Les noms! dit-il, je demande les noms.

Alors le greffier lit, par ordre alphabétique, les noms de ceux qui ont voté pour l'amendement, puis les noms de ceux qui ont voté contre.

Cette formalité remplie, Lamirande se lève de nouveau.

—Monsieur le président, dit-il, je vois que le nom du député du comté de Québec se trouve parmi les noms de ceux qui ont voté contre l'amendement. Comme il est parfaitement connu que l'honorable député s'est déjà montré très hostile au projet, j'ai lieu de supposer qu'il a voté par erreur contre le renvoi du bill.

C'est tout ce que le règlement lui permet de dire.

Cet appel n'a aucun effet. Le malheureux n'hésite pas un instant.

—Ce n'est pas une erreur, dit-il.