— Moi.
— Oui, vous ! comme un pauvre abandonné, au risque d’une blessure. Écoutez, Paul ! on essaiera de l’ôter légèrement, puis on mettra un cataplasme de farine de lin, dont la toile aura bouilli, et on percera la peau ensuite. Nous allons vous soigner, Ragotte et moi ; je vais chercher Ragotte.
Paul répond par un grognement.
— Paul, laissez-vous soigner par Ragotte ! Il ne faut plus être fâché. Elle a ses travers, comme toutes les vieilles mamans, mais vous êtes le seul garçon qui lui reste, et elle vous aime de tout son cœur. Vous ne devez pas lui faire plus longtemps de la peine. Je la ramènerai avec moi.
— Je veux bien, dit Paul.
Il le souffle d’un râle, plutôt qu’il ne le dit, à cause de son rhume. Gloriette voit remuer le drap sur la poitrine. Il pleure ; c’est d’émotion ou le vésicatoire tire trop.
Le Paul laisse traîner, au bord de sa cheminée, toute une histoire d’amour en cartes postales.
Sur l’une d’elles, Ragotte lirait, si elle savait lire, et Gloriette, si elle était curieuse :
« Trouve-z-en donc une plus jolie que celle-là ! Et on dit que je lui ressemble ! »
Sur une autre :