— Pourquoi, Philippe ?

— Parce qu’il y en a toujours eu.

— Pourquoi ne serait-ce pas votre tour d’être riche ? Vos pères étaient pauvres, vous êtes pauvre, et vos fils et les fils de vos fils seront pauvres. Pourquoi ?

— Parce que c’est arrangé comme ça.

— Ce serait autrement, si le hasard l’avait voulu.

— Il n’a pas voulu.

— Contre une telle injustice, vous avez le droit de réclamer.

— On me recevrait !

— Qui sait ?… Criez fort et les riches partageront.

— Ils ne sont pas si bêtes… A leur place…