Quand une oie couve et qu’il tonne, il faut appeler les petits dans la coquille.

— Parce que ?

— Je ne sais pas, on dit qu’il faut les appeler.

En mars, on prépare des petits paquets d’avoine et on les fait bénir, puis on les distribue aux vaches pour qu’elles vêlent bien. Philippe arrange les paquets. Que Ragotte les porte à bénir, si elle veut !

Avant de se coucher, on va voir avec une lanterne les bêtes à l’écurie. On y va tous les soirs, sauf la veille de Noël, parce que, la veille de Noël, les bêtes causent.

Un veau qui tette mal, Ragotte le traite de feignant, mais elle l’excuse si c’est en pleine lune, parce qu’en pleine lune, un veau a de la paresse à téter.

— Ça n’y fait peut-être rien, dit-elle.

Mais peut-être que Ragotte a raison, que nous subissons tous, à notre manière, l’influence de la lune, et que la page écrite en lune dure ne vaut pas la page écrite en lune tendre.

La corneille prisonnière fait trop la vie dans sa cage, il va encore arriver quelque chose !

Justement, le petit Joseph vient de mourir, à Paris.