Les autres malades nous observent et se disent sans doute :
— C’est lui, ce n’est pas moi, qui va mourir.
— Bonsoir, petit !
— Vous partez ?
— Oui, nous reviendrons.
— Et moi, je reste ?
Va-t-il pleurer ? Quand je me retourne, ses yeux s’amusent déjà aux brioches qui s’arrondissent sur le plâtre blanc.
— Là-bas, on les habille, me dit Philippe ; est-ce qu’on va l’habiller ?
— Je ne crois pas. Nous lui donnerons un drap, avec un oreiller, et il sera mieux dans un drap propre que dans ses effets qui ne l’étaient plus.
— Là-bas, on les habille, répète Philippe.