On ne monte dans les voitures de deuil qu'au sortir de l'église, et l'on y monte indistinctement avec des personnes qu'on ne connaît pas.
Dans la première, se trouve le clergé;
Dans celles qui suivent les parents, puis les gens de la maison, et enfin les invités.
La famille devra toujours se pourvoir d'un nombre de voitures en rapport avec celui des invités; et ces voitures reconduiront à leur domicile tous ceux qui auront suivi le convoi jusqu'au cimetière. On donne un modeste pourboire au cocher.
Le jour même ou le lendemain au plus tard, les invités, hommes et femmes, remettront chez la personne de la famille qui leur a adressé le billet d'invitation, leur carte pliée ou brisée à l'envers ainsi qu'il est indiqué à la rubrique [Cartes de visite].
Dans quelques maisons,—en bien petit nombre, il est vrai,—le veuf, la veuve ou les proches parents, reçoivent le jour même de l'enterrement; on fera donc bien de se renseigner chez le concierge, en déposant sa carte.
Les personnes qui ont reçu une lettre de faire part, envoient leurs cartes par la poste. Si elles tiennent à témoigner de leur sympathie particulière, elles écriront une lettre de condoléance.
Il est toujours très convenable de faire acte de cœur dans ces circonstances douloureuses.
On est tenu, dans les cinq ou six semaines qui suivent, de renvoyer des cartes à toutes les personnes qui vous en ont adressé ou qui vous ont écrit.
Quant aux visites, elles ne se rendent qu'à l'expiration du grand deuil.