Inspirez-leur, autant que possible, l'horreur du mensonge qui est le père de tous les vices. Il faut apprendre à l'enfant l'amour de la vérité comme on lui apprend la pudeur.
Le plus difficile dans l'éducation des enfants, c'est le choix et l'application des punitions.
Autant d'individus, autant de natures différentes. Tel moyen qui réussit avec l'un, échouera avec l'autre. C'est une étude qui exige une patience, une égalité de caractère dont malheureusement peu de personnes sont douées.
En thèse générale, il ne faut passer aux enfants aucun de leurs caprices, aucune de leurs fautes, sous peine de perdre sur eux toute autorité, et d'en faire de mauvais sujets.
Soyez donc sévères, mais justes autant que possible, car l'enfant a le sentiment de la justice.
Toute punition infligée à tort, toute préférence accordée au détriment de l'un ou de l'autre, l'aigrissent et le découragent.
Employez tous vos efforts à le ramener par le raisonnement, par la douceur; ne le frappez jamais; vous obtiendrez plus par l'affection que par la crainte.
«Les remonstrances d'un père faites doucement, dit saint François de Sales, ont beaucoup plus de pouvoir sur les enfants pour les corriger, que non pas les colères et les courroux.»
Gardez-vous bien toutefois de montrer de la faiblesse; ne menacez jamais en vain; ne revenez jamais sur une décision prise. Tout se résume enfin dans ces deux mots: Douceur et fermeté.
A mesure que les enfants grandissent,—nous ne parlons ici que des garçons—ils appellent une attention plus active et plus étendue.