Il s'élève assez fréquemment des contestations au sujet des glaces que les uns veulent tenir ouvertes et les autres fermées.

Beaucoup de gens se figurent qu'ils ont la libre disposition de la fenêtre près de laquelle ils sont placés—cela arrive surtout en wagon. Eh bien! c'est une erreur complète. Votre vis-à-vis, qui est là au même titre que vous, a parfaitement le droit d'être d'un avis contraire au vôtre.

Il faut donc que chacun y mette du sien.

Deux choses seulement sont exigibles: la fermeture de l'une de deux fenêtres quand il y a un courant d'air; et, d'autre part, l'abstention de fumer.

Du reste, la politesse la plus élémentaire nous fait un devoir de déférer sur-le-champ à la demande d'une dame ou de toute personne qui se déclarerait incommodée.

Il est toujours galant et de bon ton d'offrir le coin que l'on occupe à une dame ou à un vieillard; mais on peut s'en dispenser, lorsqu'on se trouve en famille, et placé à côté de l'un des siens.


[AUX EAUX]

Les eaux sont devenues un des besoins impérieux de la vie moderne. Cela s'explique. Il y a de si bons arguments, de si excellentes raisons en faveur de ce déplacement annuel. Le docteur n'a-t-il pas ordonné l'eau et les senteurs de la mer, l'usage de telle ou telle source thermale, pour refaire la santé affaiblie de Madame, et fortifier la complexion si frêle des enfants?

Les eaux ont pour cela,—nul ne l'ignore,—des qualités spécifiques, des vertus souveraines. Elles guérissent de toutes les maladies, même de celles qu'on n'a pas,—de celles-là surtout.