Entre la vedette et le commencement de la pétition, il faut laisser un espace assez grand, n'écrire que trois ou quatre lignes pour laisser un blanc au bas de la page. La première ligne du verso ne doit venir qu'au dessous de la vedette. L'adresse se place au bas de la page; et, de l'autre côté sur la même ligne, la date, le jour, le mois et l'année. On plie alors la pétition en quatre, et on la met sous enveloppe que l'on cachète avec de la cire.
Voici le protocole suivi de nos jours par la République Française:
| Sur papier carré, doré sur tranches En vedette | Sire (ou Madame), (Deux ou trois lignes de texte au bas du 1er recto.) |
| Traitement | Votre Majesté (ou Votre Majesté Impériale—Majesté Impériale et Royale.) |
| Fin | Je suis avec respect, Sire (ou Madame), De Votre Majesté, le très humble et très obéissant serviteur, A Paris, le... |
On donne le titre d'Altesse Impériale ou Royale, ou les deux à la fois, aux fils et petits-fils des souverains.
Quand on écrit au Pape, on le qualifie de: «Très-Saint-Père», et l'on se sert dans le courant de la pétition ou de la lettre, des termes de: «Votre Sainteté, Votre Béatitude.»
Une femme ne doit jamais écrire directement au pape.
Continuons à faire connaître le formulaire en usage dans la Chancellerie française:
| Inscription en vedette | Monsieur le Cardinal, |
| Traitement | Votre Eminence, Agréez les assurances de la respectueuse considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être, |
| Courtoisie | Monsieur le Cardinal, De Votre Eminence, Le très humble et très obéissant serviteur, |
| Date | A Paris, le... |
| Réclame | A Son Eminence Monsieur le Cardinal N... |
Si les cardinaux sont princes, on écrira: «Votre Altesse éminentissime» et, dans le courant de la lettre ou de la pétition, «Monseigneur».
La République a supprimé le «Monseigneur» aux archevêques et évêques; elle les appelle: «Monsieur». C'est plus court... de trois lettres. Elle leur a enlevé aussi la «Grandeur». La République n'admet pas la grandeur.