le marquis.

Un jour de chasse, s'occuper de végétaux... Que le grand saint Hubert lui pardonne! Voilà, Baronne, les beaux résultats de l'éducation que vous avez donnée à votre fils! D'un gentilhomme avoir fait un savant, entouré d'in-folios, d'oiseaux empaillés, d'alambics et de cornues!

raoul.

Le temps des grandes guerres est passé, monsieur le marquis. Le règne de la force brutale ne reviendra pas. C'est aux arts, c'est à la science qu'appartient désormais le droit de gouverner le monde. Comme autrefois aux croisades, il convient que la noblesse, sous peine d'abdiquer, se montre au premier rang dans les conquêtes de l'intelligence.

la baronne.

Oui, à condition que les nouveaux croises ne compromettront pas leur santé dans des veilles trop prolongées ou dans des promenades avant le lever du soleil.

le marquis.

Ah! vous voilà, Baronne! déjà tremblante pour la santé de votre fils. Prenez garde, il va s'enrhumer.

la baronne.

Vraiment, mon vieil ami, vous avez bonne grâce à railler ma faiblesse, vous dont l'affection pour Hélène a tous les enfantillages de la tendresse d'une jeune mère!... Tout à l'heure encore, quand nous sommes entrés....