Je redescends de ma chaise au milieu de l'émotion générale, après m'être couvert d'impopularité.
Je suis mis à l'index pour toute la soirée, et quand on verse le café, je n'en ai qu'une toute petite goutte!
Je demande s'il n'en reste pas.
«Non», dit Renoul qui verse.
Un non sec, qui m'attriste venant d'un compagnon d'armes, et puis j'avais bien envie de café ce soir-là!
J'en ai trop envie! Tant pis! Je fais amende honorable.
«Eh bien, oui, j'ai eu tort! L'imprimeur s'appelle Fessequedoit ou _Vadelavant! _J'ai eu tort… il faut d'abord agir, et ne pas jeter des bâtons dans les roues du char qui porte la Révolution.»
On revient à moi, on me serre la main.
«Donne ta tasse! Il en reste encore un peu au fond de la bouilloire.»
On a retrouvé du café sur ma déclaration, mon aveu m'a raccommodé.