Il faut qu'à midi la rue soit en feu, que la bataille soit engagée, qu'on sache le mot d'ordre, et qu'on crie de barricade en barricade, et pour tout de bon, cette fois: Sentinelles! prenez garde à vous!

On ne se battra pas!

Voilà qu'il vient d'arriver un grand garçon brun, long et gras, frère d'un célèbre de 1848.

Plus vieux que nous, couvert de son nom, il a la parole, on l'écoute.

Que dit-il?

«Citoyens, je vous apporte le mot d'ordre de la résistance.—«Ne pas se lever; attendre; laisser se fatiguer la troupe!»

Et on l'écoute! et on ne le prend pas par les épaules, et on ne le jette pas dans la rue pour faire le premier morceau de la barricade?

Je m'indigne!

«Proclamons plutôt que c'est fini, perdu! Rentrez chez vous, faisons-en notre deuil! Est-ce cela que vous voulez?…»

On se récrie.