Un mot, un mot sinistre m'a été dit par un ouvrier à qui je montrais une barricade que nous avions ébauchée.

«Venez avec nous!» lui criais-je.

Il m'a répondu, en toisant mon paletot, qui est bien usé cependant:

«Jeune bourgeois! Est-ce votre père ou votre oncle qui nous a fusillés et déportés en Juin?»

Ils ont gardé le souvenir terrible de Juin et ils ont ri en voyant emmener prisonnière l'assemblée des déporteurs et des fusillards.

Quelques hommes de coeur ont fait le coup de feu—les ouvriers n'ont pas bougé.

Cinq cents gantés qui tirent et meurent, ce n'est pas une bataille!…

Le frère de l'adjoint se promène toujours et dit:

«Allons fatiguer la troupe.»

4 décembre, au soir.