«Vous n'avez pas besoin de les inventer vous-même, vous n'en viendriez jamais à bout, mon pauvre garçon; cherchez dans les livres, ça ne fait rien!»

Je vais à la bibliothèque copier les vieux anas.

J'ai été surpris dans cet exercice, ce qui est un véritable malheur, et je mettrai des années à m'en relever.

Chaque fois que je fais une plaisanterie, on dit: «Tu l'as lu à la bibliothèque ce matin».

On croit que je vais y chercher ce que je dirai le soir pour paraître espiègle et folâtre. Ce manège dure peut-être depuis longtemps, dit-on.

«Et nous qui riions de confiance!»

D'autre part, des personnes graves qui me portaient de l'intérêt m'ont retiré leur confiance et croient que je suis un affreux polisson qui vais dénicher dans les coins les livres légers pour en faire ma nourriture journalière et en repaître mon imagination de saltimbanque et de corrompu.

Et c'est payé cinq francs—pas un radis de plus!—cent calembours pour un sou—demandez!

Je ferais mieux de crier ça dans une baraque, en habit de pitre.
Je gagnerais davantage.

28 À marier