«Citoyen, reprend Matoussaint en allant à Crémieux, je ne vous demande pas de m'embrasser.»
Oh, non! Il est trop mouillé.
«Mais je vous demande une poignée de main que je transmettrai à toute la jeunesse des écoles.»
Le vieillard fin et indulgent donne la poignée de main—qui lui déraidit toutes ses manchettes.
«Vive la République!
—Atchoum! Atchoum!» fait le jeune représentant. Et tout le monde fait _atchoum! _comme on se mouche, même sans en avoir envie, quand le prédicateur se clarifie le nez avant le sermon.
Les feuilles réactionnaires se sont amusées de la promenade dans la boue, sous l'averse, et l'on a baptisé cette manifestation, déjà tant baptisée par le ciel: la Manifestation des parapluies.
Il faut une revanche. Matoussaint et moi, nous avons juré de l'organiser sous forme d'une protestation nouvelle.
Nous courons dans tous les coins, nous grattons tous les enthousiasmes, nous mettons les convictions à vif, nous chatouillons la plante des pieds à toutes les passions—petites ou généreuses—qui peuvent aider à rassembler de nouveau les écoles.
Je suis dépêché près des_ anciens_ du quartier qui ont été témoins et acteurs dans les protestations célèbres.