Je fais un cornet avec mes mains pour qu'on entende mieux.

On n'a rien vu!…

Je reviens comme je peux vers le quartier, pour y retrouver des échappés, avoir des nouvelles; quitte à reprendre l'omnibus pour retourner du côté de la manifestation. Avec un bon plan de la banlieue, je la déterrerai peut-être!

J'apprends à l'hôtel que les fuyards avaient raison.

On a vraiment cerné et arrêté; mais pas du côté où j'étais.

«Et tenez, les voici qui viennent!…

—Combien sont-ils?

—Presque un bataillon. Ils descendent! Regardez donc!»

Je regarde.

Les prisonniers marchent entre deux haies de sergents de ville. Je reconnais les camarades.