«Essayons de Tavernier d'abord, crois-moi.»
Nous allons chez Tavernier.
Elle a commencé par dire en entrant: «C'est trop beau ici pour qu'ils donnent bon; tout ça, c'est du flafla, vois-tu?»
Elle parlait tout haut, comme chez elle, et j'étais tout honteux en voyant la dame du comptoir des desserts qui l'entendait.
Pour trouver une place, nous avons fait trois fois le tour de la salle. On commence à dire que nous passons bien souvent! Enfin ma mère paraît fixée.
«Nous serons bien ici…—non, de ce côté-là…—Va-t'en voir si nous ne pourrions pas nous mettre près de la fenêtre, au fond.»
Je traverse le restaurant, rouge jusqu'aux oreilles.
Nous interrompons la circulation des garçons de salle et la délivrance des menus. Il m'arrive deux ou trois fois de m'opposer absolument au passage d'une sole et d'un oeuf sur le plat. Le garçon prenait à gauche, moi aussi!—À droite: il me trouvait encore! Il allait droit—halte-là!
Des paris s'engagent dans le fond.
—Passera, passera pas!