Est-ce du vin du Vivarais ou du sang de Farreyrolles qui coule?

J'ai la tête en feu, car j'ai du sang de Farreyrolles aussi dans mes veines d'enfant!

Je veux y être comme les autres, et taper dans le tas!

Je me sens pris par un pan de ma veste, arrêté brusquement, et je tombe, en me retournant, dans les bras de ma tante, qui n'a pas empêché ses fils d'aller au cabaret de Destougnal, mais qui ne veut pas que son petit neveu soit dans cette tuerie.

Ça ne fait rien. Si je peux de derrière un arbre lancer une pierre aux gendarmes, je n'y manquerai pas. Comme j'aimerais cette vie de labour, de reinage et de bataille!

7 Les joies du foyer

1er janvier.

Les collègues de mon père, quelques parents d'élèves, viennent faire visite, on m'apporte des bouts d'étrennes.

«Remercie donc, Jacques! Tu es là comme un imbécile.»

Quand la visite est finie, j'ai plaisir à prendre le jouet ou la friandise, la boîte à diable ou le sac à pralines;—je bats du tambour et je sonne de la trompette, je joue d'une musique qu'on se met entre les dents et qui les fait grincer, c'est à en devenir fou!