«Phyjslyddqfdzxgasgzzqqehxgkfndrxujugiocytdxvksbxhhuypo hdvyrymhuhpuydkjoxphetozsletnpmvffovpdpajxhyynojyggayme qynfuqlnmvlyfgsuzmqiztlbqgyugsqeubvnrcredgruzblrmxyuhqhp zdrrgcrohepqxufivvrplphonthvddqfhqsntzhhhnfepmqkyuuexktog zgkyuumfvijdqdpzjqsykrplxhxqrymvklohhhotozvdksppsuvjhd

Tout d'abord, le juge Jarriquez observa que les lignes du document n'avaient été divisées ni par mots, ni même par phrases, et que la ponctuation y manquait. Cette circonstance ne pouvait qu'en rendre la lecture beaucoup plus difficile.

«Voyons, cependant, se dit-il, si quelque assemblage de lettres semble former des mots,—j'entends de ces mots dont le nombre des consonnes par rapport aux voyelles permet la prononciation!… Et d'abord, au début, je vois le mot phy… plus loin, le mot gas… Tiens!… ujugi… Ne dirait-on pas le nom de cette ville africaine sur les bords du Tanganaika? Que vient faire cette cité dans tout cela?… Plus loin, voilà le mot ypo. Est-ce donc du grec? Ensuite, c'est rympuyjorphetozjuggaysuzgruz… Et, auparavant, redlet … Bon! voilà deux mots anglais!… Puis, ohesyk … Allons! encore une fois le mot rym… puis, le mot oto! …»

Le juge Jarriquez laissa retomber la notice, et se prit à réfléchir pendant quelques instants.

«Tous les mots que je remarque dans cette lecture sommairement faite sont bizarres! se dit-il. En vérité, rien n'indique leur provenance! Les uns ont un air grec, les autres un aspect hollandais, ceux-ci une tournure anglaise, ceux-là n'ont aucun air,—sans compter qu'il y a des séries de consonnes qui échappent à toute prononciation humaine! Décidément il ne sera pas facile d'établir la clef de ce cryptogramme!»

Les doigts du magistrat commencèrent à battre sur son bureau une sorte de diane, comme s'il eût voulu réveiller ses facultés endormies.

«Voyons donc d'abord, dit-il, combien il se trouve de lettres dans ce paragraphe.

Il compta, le crayon à la main.

«Deux cent soixante-seize! dit-il. Eh bien, il s'agit de déterminer maintenant dans quelle proportion ces diverses lettres se trouvent assemblées les unes par rapport aux autres.»

Ce compte fut un peu plus long à établir. Le juge Jarriquez avait repris le document; puis, son crayon à la main, il notait successivement chaque lettre suivant l'ordre alphabétique. Un quart d'heure après, il avait obtenu le tableau suivant: