Les autres suivirent les deux frères, qui gravissaient les marches tremblantes sous l'eau du torrent.
Tout était tranquille. Les premiers bruits du jour n'avaient pas encore interrompu le silence de la nuit.
Soudain, un coup de feu éclata et fut suivi de plusieurs autres.
En même temps, ces cris se faisaient entendre:
«Hurrah! hurrah! en avant!»
Un officier, précédant une cinquantaine de soldats de l'armée royale, apparut sur la crête du pâl.
«Feu! Que pas un ne s'échappe!» cria-t-il encore.
Nouvelle décharge, dirigée presque à bout portant sur le groupe de
Gounds qui entourait Nana Sahib et son frère.
Cinq ou six Indous tombèrent. Les autres, se rejetant dans le lit du Nazzur, disparurent sous les premiers arbres de la forêt.
«Nana Sahib! Nana Sahib!» crièrent les Anglais, en s'engageant dans l'étroit ravin.
Alors, un de ceux qui avaient été frappés mortellement, se redressa, la main tendue vers eux.