«Hadjine!» s'écria Nicolas Starkos.
C'était Hadjine Elizundo, que Xaris venait de saisir dans ses bras, comme pour la défendre.
«Elle!» répéta Nicolas Starkos.
Hadjine s'était dégagée de l'étreinte de Xaris et regardait en face l'ancien client de son père.
Ce fut à ce moment que Nicolas Starkos, sans même chercher à savoir comment il pouvait se faire que l'héritière du banquier Elizundo fût ainsi exposée sur le marché d'Arkassa, jeta d'une voix troublée cette nouvelle enchère de trois mille livres.
«Trois mille livres!» avait répété le crieur.
Il était alors un peu plus de quatre heures et demie. Encore vingt-cinq minutes, le coup de canon se ferait entendre, et l'adjudication serait prononcée au profit du dernier enchérisseur.
Mais déjà les courtiers, après avoir conféré ensemble, se disposaient à quitter la place, bien décidés à ne pas pousser plus loin leurs prix. Il semblait donc certain que le capitaine de la Karysta, faute de concurrents, allait rester maître du terrain, lorsque l'agent de Smyrne voulut tenter, une dernière fois, de soutenir la lutte.
«Trois mille cinq cents livres! cria-t-il.
— Quatre mille!» répondit aussitôt Nicolas Starkos.