—Oui... partons... Rotzko... Je te suis...»
Et il semblait que Franz fût invinciblement retenu devant le burg, peut-être par un de ces pressentiments secrets dont le cœur est inhabile à se rendre compte. Était-il donc enchaîné au sol, comme le docteur Patak disait l'avoir été dans le fossé, au pied de la courtine?...
Non! ses jambes étaient libres de toute entrave, de toute embûche... Il pouvait aller et venir à la surface du plateau, et s'il l'avait voulu, rien ne l'eût empêché de faire le tour de l'enceinte, en longeant le rebord de la contrescarpe...
Et peut-être le voulait-il?
C'est même ce que pensa Rotzko, qui se décida à dire une dernière fois:
«Venez-vous, mon maître?...
—Oui... oui...», répondit Franz.
Et il restait immobile.
Le plateau d'Orgall était déjà obscur. L'ombre élargie du massif, en remontant vers le sud, dérobait l'ensemble des constructions, dont les contours ne présentaient plus qu'une silhouette incertaine. Bientôt rien n'en serait visible, si aucune lueur ne jaillissait des étroites fenêtres du donjon.
«Mon maître... venez donc!» répéta Rotzko.