—Marie! Dieu aidant, je te ramènerai ton fiancé!

—Oui, nous retrouverons Louis! ajouta André Vasling.

—Vous êtes donc des nôtres? demanda vivement Penellan.

—Oui, Penellan, André Vasling sera mon second, répondit Jean Cornbutte.

—Oh! oh! fit le Breton d'un air singulier.

—Et ses conseils nous seront utiles, car il est habile et entreprenant.

—Mais vous-même, capitaine, répondit André Vasling, vous nous en remontrerez à tous, car il y a encore en vous autant de vigueur que de savoir.

—Eh bien, mes amis, à demain. Rendez-vous à bord et prenez les dernières dispositions. Au revoir, André, au revoir, Penellan!»

Le second et le matelot sortirent ensemble. Jean Cornbutte et Marie demeurèrent en présence l'un de l'autre. Bien des larmes furent répandues pendant cette triste soirée. Jean Cornbutte, voyant Marie si désolée, résolut de brusquer la séparation en quittant le lendemain la maison sans la prévenir. Aussi, ce soir-là même, lui donna-t-il son dernier baiser, et à trois heures du matin il fut sur pied.

Ce départ avait attiré sur l'estacade tous les amis du vieux marin. Le curé, qui devait bénir l'union de Marie et de Louis, vint donner une dernière bénédiction au navire. De rudes poignées de main furent silencieusement échangées, et Jean Cornbutte monta à bord.