Pendant toute cette journée, elle l'attendit. Maître Zacharius ne revint pas.
Gérande pleura toutes les larmes de ses yeux, mais son père ne reparut pas.
Aubert parcourut la ville et acquit la triste certitude que le vieillard l'avait quittée.
«Retrouvons mon père! s'écria Gérande, quand le jeune ouvrier lui rapporta ces douloureuses nouvelle.
—Où peut-il être?» se demanda Aubert.
Une inspiration illumina soudain son esprit. Les dernières paroles de maître Zacharius lui revinrent à la mémoire. Le vieil horloger ne vivait plus que dans cette vieille horloge de fer qu'on ne lui avait pas rendue! Maître Zacharius devait s'être mis à sa recherche.
Aubert communiqua sa pensée à Gérande.
«Voyons le livre de mon père,» lui répondit-elle.
Tous deux descendirent à l'atelier. Le livre était ouvert sur l'établi. Toutes les montres ou horloges faites par le vieil horloger, et qui lui étaient revenues par suite de leur dérangement, étaient effacées toutes, excepté une!
«Vendu au seigneur Pittonaccio une horloge en fer, à sonnerie et à personnages mouvants, déposée en son château d'Andernatt.»