«Hurrah! hurrah! hurrah! pour mistress Paulina Barnett! Hurrah! pour le capitaine!»

Au moment où ces joyeux hurrahs retentissaient, des cris se firent entendre au dehors. Les invités se turent aussitôt.

«Sergent Long, dit le capitaine, voyez donc ce qui se passe!»

Et sur l'ordre de son chef, le sergent, laissant son verre inachevé, quitta le salon.

III.

Un savant dégelé.

Le sergent Long, arrivé dans l'étroit couloir sur lequel s'ouvrait la porte extérieure du fort, entendit les cris redoubler. On heurtait violemment à la poterne qui donnait accès dans la cour, protégée par de hautes murailles de bois. Le sergent poussa la porte. Un pied de neige couvrait le sol. Le sergent, s'enfonçant jusqu'aux genoux dans cette masse blanche, aveuglé par la rafale, piqué jusqu'au sang par ce froid terrible, traversa la cour en biais et se dirigea vers la poterne.

«Qui diable peut venir par un temps pareil! se disait le sergent Long, en ôtant méthodiquement, on pourrait dire «disciplinairement», les lourds barreaux de la porte. Il n'y a que des Esquimaux qui osent se risquer par un tel froid!

— Mais ouvrez donc, ouvrez donc! criait-on du dehors.

— On ouvre,» répondit le sergent Long, qui semblait véritablement ouvrir en douze temps.