—Me permettrez-vous, monsieur Brusch, de vous demander pourquoi? Interrogea-t-il placidement.
—Je n'ai pas de raisons à donner. Je, refuse, voilà tout. C'est mon droit, je pense, répondit Ilia Brusch avec un commencement d'impatience.
—C'est votre droit, assurément, reconnut sans s'émouvoir son interlocuteur. Mais je n'excède pas le mien en vous priant de bien vouloir me faire connaître les motifs de votre décision. Ma proposition n'était nullement désobligeante, au contraire, et il est naturel que je sois traité avec courtoisie.
Ces mots avaient été débités d'une manière qui n'avait rien de comminatoire, mais le ton était si ferme, si plein d'autorité même, qu'Ilia Brusch en fut frappé. S'il tenait à sa solitude, il tenait encore plus sans doute à éviter une discussion intempestive, car il fit droit aussitôt à une observation en somme parfaitement justifiée.
—Vous avez raison, Monsieur, dit-il. Je vous dirai donc tout d'abord que j'aurais scrupule à vous laisser faire une opération certainement désastreuse.
—C'est mon affaire.
—C'est aussi la mienne, car mon intention n'est pas de pêcher au delà d'une heure par jour.
—Et le reste du temps?
—Je godille pour activer la marche de mon bateau.
—Vous êtes donc pressé?