—Madame, vous ne pouviez rester dans l'Inde, et votre salut n'était assuré que si vous vous éloigniez assez pour que ces fanatiques ne pussent vous reprendre.

—Ainsi, monsieur Fogg, reprit Mrs. Aouda, non content de m'arracher à une mort horrible, vous vous croyiez encore obligé d'assurer ma position à l'étranger?

—Oui, madame, répondit Fogg, mais les événements ont tourné contre moi. Cependant, du peu qui me reste, je vous demande la permission de disposer en votre faveur.

—Mais, vous, monsieur Fogg, que deviendrez-vous? demanda Mrs. Aouda.

—Moi, madame, répondit froidement le gentleman, je n'ai besoin de rien.

—Mais comment, monsieur, envisagez-vous donc le sort qui vous attend?

—Comme il convient de le faire, répondit Mr. Fogg.

—En tout cas, reprit Mrs. Aouda, la misère ne saurait atteindre un homme tel que vous. Vos amis...

—Je n'ai point d'amis, madame.

—Vos parents....