Selon son habitude, le jeune garçon s'était porté en avant, furetant de côté et d'autre, quand on l'entendit appeler à toute voix. Était-il aux prises avec quelque fauve?…
John Cort et Max Huber coururent dans sa direction, prêts à faire feu… Ils furent bientôt rassurés.
Monté sur un énorme tronc abattu, tendant sa main vers une large clairière, Llanga répétait de sa voix aiguë:
«Le rio… le rio!»
Khamis venait de les rejoindre, et John Cort de lui dire simplement:
«Le cours d'eau demandé.»
À un demi-kilomètre, sur un large espace déboisé, serpentait une limpide rivière où se reflétaient les derniers rayons du soleil.
«C'est là qu'il faut camper, à mon avis…, proposa John Cort.
— Oui… là…, approuva le foreloper, et soyez sûrs que ce rio nous conduira jusqu'à l'Oubanghi.»
En effet, il ne serait pas difficile d'établir un radeau et de s'abandonner au courant de cette rivière.