« Vous m'expédierez les cadavres du docteur Sarrasin et de Marcel Bruckmann. - Je veux les voir et les avoir.

« SCHULTZ... »

Cette signature était inachevée ; 1'E final et le paraphe habituel y manquaient.

Marcel et Octave demeurèrent d'abord muets et immobiles devant cet étrange spectacle, devant cette sorte d'évocation d'un génie malfaisant, qui touchait au fantastique.

Mais il fallut enfin s'arracher à cette lugubre scène. Les deux amis, très émus, quittèrent donc la salle, située au-dessus du laboratoire.

Là, dans ce tombeau où régnerait l'obscurité complète lorsque la lampe s'éteindrait, faute de courant électrique, le cadavre du Roi de l'Acier allait rester seul, desséché comme une de ces momies des Pharaons que vingt siècles n'ont pu réduire en poussière !...

Une heure plus tard, après avoir délié Sigimer, fort embarrassé de la liberté qu'on lui rendait, Octave et Marcel quittaient Stahlstadt et reprenaient la route de France-Ville, où ils rentraient le soir même.

Le docteur Sarrasin travaillait dans son cabinet, lorsqu'on lui annonça le retour des deux jeunes gens.

« Qu'ils entrent ! s'écria-t-il, qu'ils entrent vite ! »

Son premier mot en les voyant tous deux fut :