—Enfin! Nous avons donc une indication précise.
—Mais la longitude manque, dit Mac Nabbs.
—On ne peut pas tout avoir, mon cher major, répondit Glenarvan, et c’est quelque chose qu’un degré exact de latitude. Décidément, ce document français est le plus complet des trois. Il est évident que chacun d’eux était la traduction littérale des autres, car ils contiennent tous le même nombre de lignes. Il faut donc maintenant les réunir, les traduire en une seule langue, et chercher leur sens le plus probable, le plus logique et le plus explicite.
—Est-ce en français, demanda le major, en anglais ou en allemand que vous allez faire cette traduction?
—En français, répondit Glenarvan, puisque la plupart des mots intéressants nous ont été conservés dans cette langue.
—Votre honneur a raison, dit John Mangles, et d’ailleurs ce langage nous est familier.
—C’est entendu. Je vais écrire ce document en réunissant ces restes de mots et ces lambeaux de phrase, en respectant les intervalles qui les séparent, en complétant ceux dont le sens ne peut être douteux; puis, nous comparerons et nous jugerons.»
Glenarvan prit aussitôt la plume, et, quelques instants après, il présentait à ses amis un papier sur lequel étaient tracées les lignes suivantes: 7 juin 1862 trois-mâts Britannia Glasgow sombré… Etc.
En ce moment, un matelot vint prévenir le capitaine que le Duncan embouquait le golfe de la Clyde, et il demanda ses ordres.
«Quelles sont les intentions de votre honneur? dit John Mangles en s’adressant à lord Glenarvan.