«Partons! dit-il d’un ton décidé.

—Paganel est en bas? demanda Glenarvan.

—Monsieur Paganel? répondit l’enfant, surpris de la question.

—Oui, il nous attend?

—Mais non, mylord. Comment, Monsieur Paganel n’est pas ici?

—Il n’y est pas, Robert, répondit Mary Grant.

—Quoi? Tu ne l’as pas vu? demanda Glenarvan. Vous ne vous êtes pas rencontrés dans ce tumulte? Vous ne vous êtes pas échappés ensemble?

—Non, mylord, répondit Robert, atterré d’apprendre la disparition de son ami Paganel.

—Partons, dit le major, il n’y a pas une minute à perdre. En quelque lieu que soit Paganel, il ne peut pas être plus mal que nous ici. Partons!»

En effet, les moments étaient précieux. Il fallait fuir. L’évasion ne présentait pas de grandes difficultés, si ce n’est sur une paroi presque perpendiculaire en dehors de la grotte, et pendant une vingtaine de pieds seulement. Puis, après, le talus offrait une descente assez douce jusqu’au bas de la montagne. De ce point, les captifs pouvaient gagner rapidement les vallées inférieures, tandis que les maoris, s’ils venaient à s’apercevoir de leur fuite, seraient forcés de faire un très long détour pour les atteindre, puisqu’ils ignoraient l’existence de cette galerie creusée entre le waré-atoua et le talus extérieur.