—Exactement, répondit Ayrton.

—Et savez-vous alors quels étaient les projets d’Harry Grant?

—D’une manière vague.

—Parlez toujours, Ayrton, dit Glenarvan. Le moindre indice peut nous mettre sur la voie.

—Ce que je puis vous dire, le voici, mylord, répondit le quartier-maître. Le capitaine Grant avait l’intention de visiter la Nouvelle-Zélande. Or, cette partie de son programme n’a point été exécutée pendant mon séjour à bord. Il ne serait donc pas impossible que le Britannia, en quittant le Callao, ne fût venu prendre connaissance des terres de la Nouvelle-Zélande. Cela concorderait avec la date du 27 juin 1862, assignée par le document au naufrage du trois-mâts.

—Évidemment, dit Paganel.

—Mais, reprit Glenarvan, rien dans ces restes de mots conservés sur le document ne peut s’appliquer à la Nouvelle-Zélande.

—À cela, je ne puis rien répondre, dit le quartier-maître.

—Bien, Ayrton, dit Glenarvan. Vous avez tenu votre parole, je tiendrai la mienne. Nous allons décider dans quelle île de l’océan Pacifique vous serez abandonné.

—Oh! peu m’importe, mylord, répondit Ayrton.