—Cependant, nous ne sommes pas dans le passage d’Antuco?

—Nous y sommes.

—Vous ne vous trompez pas?

—Je ne me trompe pas. Voici les restes d’un feu qui a servi aux indiens, et voilà les traces laissées par les troupeaux de juments et de moutons.

—Eh bien, on a passé par cette route!

—Oui, mais on n’y passera plus. Le dernier tremblement de terre l’a rendue impraticable…

—Aux mulets, répondit le major, mais non aux hommes.

—Ah! Ceci vous regarde, répondit le catapaz, j’ai fait ce que j’ai pu. Mes mules et moi, nous sommes prêts à retourner en arrière, s’il vous plaît de revenir sur vos pas et de chercher les autres passages de la cordillère.

—Et ce sera un retard?…

—De trois jours, au moins.»