Cependant, la petite troupe, malgré son courage, était à bout de forces. Glenarvan, voyant l’épuisement de ses compagnons, regrettait de s’être engagé si avant dans la montagne. Le jeune Robert se raidissait contre la fatigue, mais il ne pouvait aller plus loin. À trois heures, Glenarvan s’arrêta.
«Il faut prendre du repos, dit-il, car il vit bien que personne ne ferait cette proposition.
—Prendre du repos? répondit Paganel, mais nous n’avons pas d’abri.
—Cependant, c’est indispensable, ne fût-ce que pour Robert.
—Mais non, mylord, répondit le courageux enfant, je puis encore marcher… Ne vous arrêtez pas…
—On te portera, mon garçon, répondit Paganel, mais il faut gagner à tout prix le versant oriental. Là nous trouverons peut-être quelque hutte de refuge. Je demande encore deux heures de marche.
—Est-ce votre avis, à tous? demanda Glenarvan.
—Oui», répondirent ses compagnons.
Mulrady ajouta:
«Je me charge de l’enfant.»