— Je le sais, monsieur James.

— Ma maison d'Édimbourg vous est ouverte !

— C'est loin, Édimbourg ! répondit l'overman en secouant la tête. Oui ! loin de la fosse Dochart !

— Loin, Simon ! Où comptez-vous donc demeurer ?

— Ici même, monsieur James ! Nous n'abandonnerons pas la mine, notre vieille nourrice, parce que son lait s'est tari ! Ma femme, mon fils et moi, nous nous arrangerons pour lui rester fidèles !

— Adieu donc, Simon, répondit l'ingénieur, dont la voix, malgré lui, trahissait l'émotion.

— Non, je vous répète : au revoir, monsieur James ! répondit l'overman, et non adieu ! Foi de Simon Ford, Aberfoyle vous reverra ! »

L'ingénieur ne voulut pas enlever cette dernière illusion à l'overman. Il embrassa le jeune Harry, qui le regardait de ses grands yeux émus. Il serra une dernière fois la main de Simon Ford et quitta définitivement la houillère.

Voilà ce qui s'était passé dix ans auparavant; mais, malgré le désir que venait d'exprimer l'overman de le revoir quelque jour, James Starr n'avait plus entendu parler de lui.

Et c'était après dix ans de séparation, que lui arrivait cette lettre de Simon Ford, qui le conviait à reprendre sans délai le chemin des anciennes houillères d'Aberfoyle.