Aussitôt un léger pétillement se produisit, semblable à celui que fait le vin de Champagne lorsqu'il s'échappe d'une bouteille,— bruit qui, dans les houillères anglaises, est connu sous le nom onomatopique de « puff ».
Harry saisit alors sa lampe, et il l'approcha de la fissure...
Une légère détonation se fit entendre, et une petite flamme rouge, un peu bleuâtre à son contour, voltigea sur la paroi, comme eût fait un follet de feu Saint-Elme.
Harry sauta aussitôt à terre, et le vieil overman, ne pouvant contenir sa joie, saisit les mains de l'ingénieur, en s'écriant :
« Hurrah ! hurrah ! hurrah ! monsieur James ! Le grisou brûle ! Donc, le filon est là ! »
VIII
Un coup de dynamite
L'experience annoncée par le vieil overman avait réussi. L'hydrogène protocarboné, on le sait, ne se développe que dans les gisements houillers. Donc, l'existence d'un filon du précieux combustible ne pouvait être mise en doute. Quelles étaient son importance et sa qualité ? on les déterminerait plus tard.
Telles furent les conséquences que l'ingénieur déduisit du phénomène qu'il venait d'observer. Elles étaient en tout conformes à celles qu'en avait déjà tirées Simon Ford.
« Oui, se dit James Starr, derrière cette paroi s'étend une couche carbonifère que nos sondages n'ont pas su atteindre ! Cela est fâcheux, puisque tout l'outillage de la mine abandonnée depuis dix ans, est maintenant à refaire ! N'importe ! Nous avons retrouvé la veine que l'on croyait épuisée, et, cette fois, nous l'exploiterons jusqu'au bout !