« A l'œuvre ! » s'écria Simon, lorsque ses compagnons et lui furent arrivés à l'extrémité de la galerie.
Et sa main saisit une lourde pince qu'elle brandit avec vigueur.
« Un instant, dit alors James Starr. Observons si aucun changement ne s'est produit et si le grisou fuse toujours à travers les feuillets de la paroi.
— Vous avez raison, monsieur Starr, répondit Harry. Ce qui était bouché hier pourrait bien l'être encore aujourd'hui ! »
Madge, assise sur une roche, observait attentivement l'excavation et la muraille qu'il s'agissait d'éventrer.
Il fut constaté que les choses étaient telles qu'on les avait laissées. Les fissures des feuillets n'avaient subi aucune altération. L'hydrogène protocarboné fusait au travers, mais assez faiblement. Cela tenait sans doute à ce que, depuis la veille, il trouvait un libre passage pour s'épancher. Toutefois, cette émission était si peu importante, qu'elle ne pouvait former avec l'air intérieur un mélange détonant. James Starr et ses compagnons allaient donc pouvoir procéder en toute sécurité. D'ailleurs, cet air se purifierait peu à peu, en gagnant les hautes couches de la fosse Dochart, et le grisou, perdu dans toute cette atmosphère, ne pourrait plus produire aucune explosion.
« A l'œuvre, donc ! » reprit Simon Ford.
Et bientôt, sous sa pince, vigoureusement maniée, la roche ne tarda pas à voler en éclats.
Cette faille se composait principalement de poudingues, interposés entre le grès et le schiste, tels qu'il s'en rencontre le plus souvent à l'affleurement des filons carbonifères.
James Starr ramassait les morceaux que l'outil abattait, et il les examinait avec soin, espérant y découvrir quelque indice de charbon.