L'ingénieur, extrêmement surpris, d'ailleurs, de trouver là cette cavité, retint le jeune mineur.
« Laisse le temps à l'air intérieur de se purifier, dit-il.
— Oui ! gare aux mofettes ! » s'écria Simon Ford.
Un quart d'heure se passa dans une anxieuse attente. Le fanal, placé au bout d'un bâton, fut alors introduit dans l'excavation et continua de brûler avec un inaltérable éclat.
« Va donc, Harry, dit James Starr, nous te suivrons. » L'ouverture produite par la dynamite était plus que suffisante pour qu'un homme pût y passer.
Harry, le fanal à la main, s'y introduisit sans hésiter et disparut dans les ténèbres.
James Starr, Simon Ford et Madge, immobiles, attendaient.
Une minute — qui leur parut bien longue — s'écoula. Harry ne reparaissait pas, il n'appelait pas. En s'approchant de l'orifice, James Starr n'aperçut même plus la lueur de sa lampe, qui aurait dû éclairer cette sombre cavité.
Le sol avait-il donc manqué subitement sous les pieds d'Harry ? Le jeune mineur était-il tombé dans quelque anfractuosité ? Sa voix ne pouvait-elle plus arriver jusqu'à ses compagnons ?
Le vieil overman, ne voulant rien écouter, allait s'introduire à son tour par l'orifice, lorsque parut une lueur, vague d'abord, qui se renforça peu à peu, et Harry fit entendre ces paroles :