— Au cottage, s'écria Jack Ryan, et, s'il le faut, jusque dans les derniers abîmes de la fosse ! »
Dès que les lampes eurent été retirées, les agents fixèrent au palier les échelles de corde, qui se déroulèrent dans le puits. Les paliers inférieurs subsistaient encore. On put descendre de l'un à l'autre.
Cela ne se fit pas sans de grandes difficultés. Jack Ryan, le premier, s'était suspendu à ces échelles vacillantes, et, le premier, il atteignit le fond de la houillère.
Sir W. Elphiston et les agents l'eurent bientôt rejoint.
Le rond-point, formé par le fond du puits Yarow, était absolument désert, mais Sir W. Elphiston ne fut pas médiocrement surpris d'entendre Jack Ryan s'écrier :
« Voici quelques fragments des échelles, et ce sont des fragments à demi brûlés !
— Brûlés ! répéta Sir W. Elphiston. En effet, voilà des cendres refroidies depuis longtemps !
— Pensez-vous, monsieur, demanda Jack Ryan, que l'ingénieur James Starr ait eu intérêt à brûler ces échelles et à interrompre toute communication avec le dehors ?
— Non, répondit Sir W. Elphiston, qui demeura pensif. Allons, mon garçon, au cottage ! C'est là que nous saurons la vérité. »
Jack Ryan hocha la tête, en homme peu convaincu. Mais, prenant une lampe des mains d'un agent, il s'avança rapidement à travers la galerie principale de la fosse Dochart.