« Hardi, camarades ! criait-il. Il se fatigue ! Nous l'atteindrons bientôt, et, s'il parle aussi bien qu'il détale, il pourra nous en dire long ! »

Cependant, la poursuite devenait plus difficile alors. En effet, au milieu des dernières profondeurs de la fosse, d'étroits tunnels s'entrecroisaient comme les allées d'un labyrinthe. Dans ce dédale, le porteur du falot pouvait aisément échapper aux agents.

Il lui suffisait d'éteindre sa lanterne et de se jeter de côté au fond de quelque refuge obscur.

« Et, au fait, pensait Sir W. Elphiston, s'il veut nous échapper, pourquoi ne le fait-il pas ? »

Cet être insaisissable ne l'avait pas fait jusqu'alors; mais, au moment où cette pensée traversait l'esprit de Sir W. Elphiston, la lueur disparut subitement, et les agents, continuant leur poursuite, arrivèrent presque aussitôt devant une étroite ouverture que les roches schisteuses laissaient entre elles, à l'extrémité d'un étroit boyau.

S'y glisser, après avoir ravivé leurs lampes, s'élancer à travers cet orifice qui s'ouvrait devant eux, ce fut pour Sir W. Elphiston, Jack Ryan et leurs compagnons l'affaire d'un instant.

Mais ils n'avaient pas fait cent pas dans une nouvelle galerie, plus large et plus haute, qu'ils s'arrêtaient soudain.

Là, près de la paroi, quatre corps étaient étendus sur le sol, quatre cadavres peut-être !

« James Starr ! dit Sir W. Elphiston.

— Harry ! Harry ! » s'écria Jack Ryan, en se précipitant sur le corps de son camarade.