— Un roi courant le cachet! s'écrie Pinchinat.

— Sans doute, et au prix que ses riches élèves lui eussent payé ses leçons…

— En effet, on le dit très bon musicien, observe Yvernès.

— Je ne suis pas surpris qu'il soit fou de musique, ajoute Sébastien Zorn, puisque nous l'avons vu se tenir à la porte du casino, pendant nos concerts, faute de pouvoir louer un fauteuil pour la reine et pour lui!

— Eh! les ménétriers, j'ai une idée! dit Pinchinat.

— Une idée de Son Altesse, réplique le violoncelliste, ce doit être une idée baroque!

— Baroque ou non, mon vieux Sébastien, répond Pinchinat, je suis sûr que tu l'approuveras.

— Voyons l'idée de Pinchinat, dit Frascolin.

— Ce serait d'aller donner un concert à Leurs Majestés, à elles seules, dans leur salon, et d'y jouer les plus beaux morceaux de notre répertoire.

— Eh! fait Sébastien Zorn, sais-tu qu'elle n'est pas mauvaise, ton idée!