«Non! s'écria-t-il, non! Il n'est pas mort! Non! cela n'est pas! Lui! allons donc! Moi! n'importe quel autre, possible! mais lui! jamais. C'est un homme à revenir de tout!...»

Puis, la force l'abandonnant:

«Ah! je n'en puis plus!» murmura-t-il.

Harbert courut à lui.

«Nab, dit le jeune garçon, nous le retrouverons! Dieu nous le rendra! Mais en attendant, vous avez faim! Mangez, mangez un peu, je vous en prie!»

Et, ce disant, il offrait au pauvre nègre quelques poignées de coquillages, maigre et insuffisante nourriture!

Nab n'avait pas mangé depuis bien des heures, mais il refusa. Privé de son maître, Nab ne pouvait ou ne voulait plus vivre!

Quant à Gédéon Spilett, il dévora ces mollusques; puis, il se coucha sur le sable au pied d'une roche.

Il était exténué, mais calme.

Alors, Harbert s'approcha de lui, et, lui prenant la main: