Michel Strogoff prêta l'oreille. La place était silencieuse et déserte.
Il se traîna, en tâtonnant, vers l'endroit où sa mère était tombée. Il la trouva de la main, il se courba sur elle, il approcha sa figure de la sienne, il écouta les battements de son cœur. Puis, on eût dit qu'il lui parlait tout bas.
La vieille Marfa vivait-elle encore, et entendit-elle ce que lui dit son fils?
En tout cas, elle ne fit pas un mouvement.
Michel Strogoff baisa son front et ses cheveux blancs. Puis, il se releva, et, tâtant du pied, cherchant à tendre ses mains pour se guider, il marcha peu à peu vers l'extrémité de la place.
Soudain, Nadia parut.
Elle alla droit a son compagnon. Un poignard qu'elle tenait servit à couper les cordes qui attachaient les bras de Michel Strogoff.
Celui-ci, aveugle, ne savait qui le déliait, car Nadia n'avait pas prononcé une parole.
Mais cela fait:
«Frère! dit-elle.