—Si.
—Moi aussi, j'aurais pleuré. Penser qu'on ne reverra plus ceux qu'on aime! Mais enfin, ils vous voient. C'est peut-être une consolation!
—Oui, peut-être!—Dis-moi, ami, demanda Michel Strogoff, est-ce que tu ne m'as jamais vu quelque part?
—Toi, petit père? Non, jamais.
—C'est que le son de ta voix ne m'est pas inconnu.
—Voyez-vous! répondit Nicolas en souriant. Il connaît le son de ma voix! peut-être me demandes-tu cela pour savoir d'où je viens. Oh! je vais te le dire. Je viens de Kolyvan.
—De Kolyvan? dit Michel Strogoff. Mais alors c'est là que je t'ai rencontré. Tu étais au poste télégraphique?
—Cela se peut, répondit Nicolas. J'y demeurais. J'étais l'employé chargé des transmissions.
—Et tu es resté à ton poste jusqu'au dernier moment?
—Eh! c'est surtout à ce moment-là qu'il faut y être!