Michel Strogoff écouta.
Au bruit, il reconnut qu'un détachement d'hommes à cheval s'avançait vers le Dinka.
«Nadia! Nadia!» dit-il à voix basse.
A sa voix, Nadia, demeurée en prière, se redressa.
«Vois! vois! lui dit-il.
—Les Tartares!» murmura-t-elle.
C'était, en effet, l'avant-garde de l'émir, qui défilait rapidement sur la route d'Irkoutsk.
«Ils ne m'empêcheront pas de l'enterrer!» dit Michel Strogoff.
Et il continua sa besogne.
Bientôt, le corps de Nicolas, les mains jointes sur la poitrine, fut couché dans cette tombe. Michel Strogoff et Nadia, agenouillés, prièrent une dernière fois pour le pauvre être, inoffensif et bon, qui avait payé de sa vie son dévouement envers eux.