Pat reprit la complainte:
IV.
La baie a deux bons milles
Jusques au pied des bancs,
Des passes difficiles,
De sinueux rubans
C'est comme un labyrinthe
Où, même en plein midi,
On ne va pas sans crainte,
Eût-on le cœur hardi.
John est à son affaire.
Bras vigoureux, œil sûr,
Il sait ce qu'il faut faire
Et se dirige sur
Le cap que l'on voit poindre
Au bas du vieux fanal.
Là, le courant est moindre
Qu'à travers le chenal.
John largue sa voilure
Qu'il desserre d'un cran,
Et puis, sous cette allure,
Laisse porter en grand.
Bon! Le feu de marée
Vient de s'effacer... C'est
Que John est à l'entrée
Des passes du Nord-Est.
Endroit reconnaissable,
Car il est au tournant
De la pointe de sable,
A gauche.—Et, maintenant,
Assurant son écoute
Sur le taquet de fer,
John est en bonne route...
John Playne en pleine mer.