Eh bien! tout cela, c’était la faute à Mrs Evangélina Scorbitt! Si elle ne l’eût pas dérangé, peut-être n’aurait-il pas reçu le contrecoup de la décharge électrique! Peut-être le tonnerre ne lui aurait-il pas joué un de ces tours pendables, qui suffisent à compromettre toute une existence de bons et honnêtes calculs!
Quelle secousse reçut la malheureuse femme, lorsque J.- T. Maston dut lui dire dans quelles circonstances s’était produite l’erreur!… Oui!… elle était la cause de ce désastre!… C’était par elle que J.-T. Maston se voyait déshonoré pour les longues années qui lui restaient à vivre, car on mourait généralement centenaire dans la vénérable association du Gun-club!
Et, après cet entretien, J.-T. Maston avait fui l’hôtel de New-Park. Il était rentré à Balistic-Cottage. Il arpentait son cabinet de travail, se répétant :
« Maintenant je ne suis plus bon à rien en ce monde!…
— Pas même à vous marier?… » dit une voix que l’émotion rendait déchirante.
C’était Mrs Evangélina Scorbitt. Éplorée, éperdue, elle avait suivi J.-T. Maston…
« Cher Maston!… dit-elle.
— Eh bien! oui!… Mais à une condition… c’est que je ne ferai plus jamais de mathématiques!
— Ami, je les ai en horreur! » répondit l’excellente veuve.
Et le secrétaire du Gun-Club fit de Mrs Evangélina Scorbitt Mrs J.-T. Maston.