riposta ce farceur en traduisant à sa façon l’hoec otia du sixième vers de la première églogue de Virgile.
Tous se mirent à rire excepté le major Donellan et cela enraya une seconde fois la discussion, qui menaçait de finir assez mal.
Et alors Dean Toodrink put ajouter :
« Ne nous querellons pas, messieurs!… À quoi bon?… Formons plutôt nôtre syndicat…
— Et après?… reprit Jan Harald.
— Après? répondit Dean Toodrink. Rien de plus simple, messieurs. Lorsque vous l’aurez achetée, ou la propriété du domaine polaire restera indivise entre vous, ou, moyennant une juste indemnité, vous la transporterez à l’un des États coacquéreurs. Mais le but principal aura été préalablement atteint, qui est d’éliminer définitivement les représentants de l’Amérique! »
Elle avait du bon, cette proposition du moins pour l’heure présente car, dans un avenir rapproché, les délégués ne manqueraient pas de se prendre aux cheveux, et on sait s’ils étaient chevelus! lorsqu’il s’agirait de choisir l’acquéreur définitif de cet immeuble aussi disputé qu’inutile. De toute façon, ainsi que l’avait si intelligemment marqué Dean Toodrink, les États-Unis seraient absolument hors concours.
« Voilà qui me paraît sensé, dit Éric Baldenak.
— Habile, dit le colonel Karkof.
— Adroit, dit Jan Harald.